Le Canada en bref · 20 min de lecture · Par Julien Durand

Le Canada moderne expliqué : la Révolution tranquille, le multiculturalisme et les référendums québécois

De l'après-guerre à aujourd'hui : Révolution tranquille, drapeau de 1965, multiculturalisme, référendums de 1980 et 1995 et Constitution de 1982.

Un drapeau canadien à la feuille d'érable flottant devant des immeubles d'une ville moderne

Le Canada moderne désigne la période qui va de la fin de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui : la prospérité de l'après-guerre, la création des grands programmes sociaux, l'adoption du drapeau à la feuille d'érable en 1965, la Révolution tranquille au Québec, le multiculturalisme officiel en 1971, les référendums québécois de 1980 et 1995, le rapatriement de la Constitution en 1982 et la création du Nunavut en 1999. C'est le dernier chapitre d'histoire du guide officiel, et l'examen y puise plusieurs questions de dates.

Ce chapitre a une particularité : il touche à des sujets encore débattus aujourd'hui. L'examen, lui, reste strictement factuel. On vous demandera en quelle année le drapeau a été adopté, ce que la Constitution a gagné en 1982 ou quel territoire a été créé en 1999. On ne vous demandera jamais ce que vous pensez de la souveraineté du Québec ou d'un parti politique. Apprenez les faits et les dates, laissez les débats de côté.

L'article suit l'ordre chronologique, de 1945 à nos jours, et se termine par des questions d'entraînement corrigées. Pour situer ce chapitre dans l'ensemble du programme, consultez le guide Le Canada en bref. Pour le contenu juridique de la Charte, c'est-à-dire les droits qu'elle garantit article par article, voyez plutôt la Charte des droits et libertés expliquée.

Les dates clés du Canada moderne

Une poignée de dates suffit à couvrir l'essentiel des questions d'examen sur cette période. Apprenez-les en bloc, puis entraînez-vous à rattacher chaque date à son événement en une seule phrase.

  • 1945 : le Canada est l'un des membres fondateurs des Nations Unies
  • 1949 : Terre-Neuve devient la dixième province et le Canada participe à la fondation de l'OTAN
  • 1957 : Lester B. Pearson reçoit le prix Nobel de la paix pour son rôle dans la crise de Suez
  • 1960 : début de la Révolution tranquille au Québec avec l'élection du gouvernement de Jean Lesage
  • 1965 : le drapeau à la feuille d'érable est hissé pour la première fois le 15 février ; le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec sont créés
  • 1967 : centenaire de la Confédération et Expo 67 à Montréal
  • 1969 : adoption de la Loi sur les langues officielles
  • 1971 : le Canada devient le premier pays à adopter le multiculturalisme comme politique officielle
  • 1980 : premier référendum québécois ; la majorité vote pour rester dans le Canada
  • 1982 : rapatriement de la Constitution et adoption de la Charte canadienne des droits et libertés
  • 1988 : adoption de la Loi sur le multiculturalisme canadien
  • 1995 : second référendum québécois ; le non l'emporte de très peu
  • 1999 : création du Nunavut, le 1er avril

Ces treize repères couvrent la grande majorité des questions de dates du chapitre. Un conseil de méthode : ne mémorisez pas la liste dans le vide. Associez chaque année à une image ou à une personne, par exemple 1965 et le drapeau rouge et blanc qui monte au mât, 1999 et la carte du Canada qui se redessine dans l'Arctique. Les quiz par chapitre reprennent ces repères un par un.

L'après-guerre : prospérité, programmes sociaux et rôle international

Après 1945, l'économie canadienne a connu une longue période de croissance et les gouvernements ont bâti les grands programmes sociaux qui définissent encore le pays. Les usines tournaient, les villes s'étalaient en banlieues, et des centaines de milliers de personnes venues d'Europe se sont installées au Canada. Le niveau de vie canadien est devenu l'un des plus élevés du monde.

Les programmes sociaux se sont mis en place par étapes plutôt que d'un seul coup. L'assurance-chômage, aujourd'hui appelée assurance-emploi, a été instaurée par le gouvernement fédéral en 1940. La Sécurité de la vieillesse trouve son origine dans une loi de 1927. Le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec datent de 1965. Les soins de santé financés par l'État sont nés en Saskatchewan à la fin des années 1940 avant d'être adoptés partout au pays dans les années 1960.

Le nom à retenir pour l'assurance-maladie est celui de Tommy Douglas, premier ministre de la Saskatchewan de 1944 à 1961. Sa province a lancé le premier régime public d'assurance hospitalisation en Amérique du Nord, puis un régime d'assurance des soins médicaux en 1962. Le gouvernement fédéral a suivi avec la Loi sur les soins médicaux de 1966, puis la Loi canadienne sur la santé de 1984. Retenez aussi que la santé, l'éducation et les services sociaux relèvent d'abord des provinces.

Sur la scène internationale, le Canada s'est engagé très tôt. Il a été membre fondateur des Nations Unies en 1945, puis de l'OTAN en 1949, a combattu en Corée de 1950 à 1953 et a signé l'accord du NORAD avec les États-Unis en 1958. Lester B. Pearson a reçu le prix Nobel de la paix en 1957 pour avoir contribué à dénouer la crise de Suez grâce à une force de maintien de la paix de l'ONU ; il est devenu premier ministre en 1963. D'autres figures de cette période reviennent souvent à l'examen : voyez notre article sur les Canadiens célèbres à connaître.

Le drapeau à la feuille d'érable et le centenaire de 1967

Le drapeau rouge et blanc à la feuille d'érable a été hissé pour la première fois sur la colline du Parlement le 15 février 1965. Avant cette date, le Canada utilisait surtout le Red Ensign canadien et l'Union Jack. Le 15 février est aujourd'hui le Jour du drapeau national du Canada.

Le choix du drapeau a donné lieu à un long débat au Parlement en 1964, sous le gouvernement de Lester B. Pearson. Des centaines de propositions ont circulé. Le modèle retenu, une feuille d'érable rouge à onze pointes entre deux bandes rouges, doit beaucoup à l'historien George Stanley, qui s'était inspiré du drapeau du Collège militaire royal de Kingston. Le rouge et le blanc sont les couleurs officielles du Canada depuis 1921.

Deux ans plus tard, le pays a célébré son centenaire. En 1967, le Canada fêtait les cent ans de la Confédération de 1867, et Montréal accueillait l'Exposition universelle, connue sous le nom d'Expo 67, qui a attiré des millions de visiteurs du monde entier. L'Ordre du Canada, la plus haute distinction civile du pays, a lui aussi été créé en 1967. Ces célébrations ont donné au Canada de nouveaux symboles nationaux, à un moment où le pays cherchait à se définir autrement que par ses liens avec la Grande-Bretagne.

Une autre date de symbole tombe dans la même période : Ô Canada, chanté pour la première fois en 1880, n'est devenu l'hymne national officiel que le 1er juillet 1980. Les Jeux olympiques ont aussi marqué ces décennies, avec Montréal en 1976, Calgary en 1988 et Vancouver en 2010.

La Révolution tranquille au Québec dans les années 1960

La Révolution tranquille est la période de changements rapides qu'a connue le Québec dans les années 1960 : l'État provincial s'est modernisé, l'Église a perdu le rôle central qu'elle occupait dans l'éducation et les services sociaux, et un nationalisme nouveau s'est affirmé. On la fait généralement commencer avec l'élection du gouvernement libéral de Jean Lesage en 1960.

Les réformes ont été rapides et profondes. Le Québec a créé son ministère de l'Éducation en 1964 et a fait passer les écoles, les collèges et les hôpitaux sous la responsabilité de l'État plutôt que des communautés religieuses. La fonction publique provinciale s'est professionnalisée et agrandie. Le Régime de rentes du Québec, créé en 1965, a donné à la province son propre régime de retraite public, distinct du Régime de pensions du Canada.

L'électricité est devenue le symbole de cette modernisation. Hydro-Québec existait depuis 1944, mais c'est la nationalisation des compagnies privées d'électricité, décidée en 1963, qui en a fait une grande société d'État. Le ministre des Ressources naturelles René Lévesque en avait été le principal promoteur, avec le slogan « Maîtres chez nous » lors de l'élection de 1962. Les grands barrages construits ensuite dans le nord de la province ont transformé son économie.

La Révolution tranquille a aussi nourri un débat politique durable sur la place du Québec dans le Canada. Une partie des Québécois souhaitait que la province se sépare du pays. René Lévesque a quitté le Parti libéral et fondé le Parti québécois en 1968 ; ce parti a formé le gouvernement du Québec pour la première fois en 1976. C'est ce contexte qui mène aux deux référendums abordés plus loin.

La Loi sur les langues officielles de 1969 et la crise d'Octobre 1970

La Loi sur les langues officielles, adoptée en 1969, a donné au français et à l'anglais un statut égal au Parlement, dans l'ensemble du gouvernement fédéral et devant les tribunaux fédéraux. Elle garantit aussi le droit d'obtenir des services fédéraux dans l'une ou l'autre langue là où le nombre le justifie.

Cette loi est née des travaux de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, créée en 1963. Elle a mené à la nomination d'un commissaire aux langues officielles, chargé de veiller à son application. La même année, le Nouveau-Brunswick est devenu la seule province officiellement bilingue du pays, un détail que l'examen aime vérifier. Le sujet est développé dans notre article sur les langues officielles et le bilinguisme.

L'année suivante, le Québec a connu une crise politique grave. En octobre 1970, un groupe appelé le Front de libération du Québec a enlevé le diplomate britannique James Cross, puis le ministre québécois du Travail Pierre Laporte, qui a été tué. Le gouvernement fédéral a invoqué la Loi sur les mesures de guerre et l'armée a été déployée dans la province. Ces événements sont connus sous le nom de crise d'Octobre.

La crise d'Octobre a marqué la fin de la violence politique organisée au Québec. Le débat sur l'avenir de la province s'est ensuite déroulé dans les assemblées élues et dans les urnes. Pour l'examen, il suffit de savoir situer l'épisode en 1970 et de comprendre qu'il s'agit d'une exception dans une histoire politique canadienne restée pacifique.

Le multiculturalisme, de la politique de 1971 à la loi de 1988

Le Canada a adopté le multiculturalisme comme politique officielle en 1971, devenant le premier pays au monde à le faire, puis a inscrit ce principe dans la Loi sur le multiculturalisme canadien en 1988. Ce sont les deux dates à connaître pour ce thème.

La politique de 1971 reposait sur une idée simple : le Canada compte deux langues officielles, mais aucune culture officielle. L'État s'engageait à soutenir les groupes culturels qui souhaitaient préserver leur héritage, à aider leurs membres à surmonter les obstacles à la pleine participation à la société, à encourager les échanges entre communautés et à favoriser l'apprentissage d'au moins une des deux langues officielles.

La Loi sur le multiculturalisme canadien de 1988 a transformé cette orientation politique en obligation légale permanente pour le gouvernement fédéral. Entre les deux, la Charte canadienne des droits et libertés de 1982 avait déjà précisé qu'elle doit s'interpréter de manière à valoriser le patrimoine multiculturel des Canadiens. La Loi canadienne sur les droits de la personne, adoptée en 1977, interdit pour sa part la discrimination dans les domaines de compétence fédérale.

L'immigration a changé de visage à la même époque. À partir de 1967, le Canada a sélectionné les immigrants selon un système de points fondé sur des critères comme la formation, l'expérience de travail et la connaissance des langues officielles, en remplacement des préférences liées au pays d'origine. La diversité canadienne est toutefois bien plus ancienne que 1971 : elle remonte notamment aux communautés noires établies au Canada depuis des siècles, un sujet traité dans notre article sur le chemin de fer clandestin et l'histoire des Noirs au Canada.

Les référendums québécois de 1980 et 1995

Le Québec a tenu deux référendums sur son avenir, en 1980 et en 1995 ; dans les deux cas, la majorité des électeurs a voté pour que la province reste dans le Canada. C'est la formulation exacte qu'utilise le guide officiel, et celle qu'il faut retenir.

Le premier référendum s'est tenu le 20 mai 1980, sous le gouvernement de René Lévesque. La question portait sur un mandat de négocier une nouvelle entente avec le reste du Canada, sous le nom de souveraineté-association. Le camp du non l'a emporté avec une avance nette.

Le second référendum a eu lieu le 30 octobre 1995, sous le gouvernement de Jacques Parizeau. Le résultat a été tout autre : le non l'a emporté, mais l'écart entre les deux camps a été si mince que ce vote reste l'un des scrutins les plus serrés de l'histoire du pays. Le taux de participation a été exceptionnellement élevé.

Le débat s'est poursuivi par des moyens juridiques et parlementaires. En 1998, la Cour suprême du Canada a rendu un avis sur les conditions d'une éventuelle sécession, et le Parlement fédéral a adopté la Loi sur la clarté en 2000. En 2006, la Chambre des communes a reconnu que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni. L'examen s'en tient aux faits : deux référendums, deux fois le maintien dans le Canada, et une reconnaissance parlementaire en 2006.

Le rapatriement de la Constitution en 1982

En 1982, le Canada a rapatrié sa Constitution : jusque-là, seul le Parlement britannique pouvait modifier le texte fondateur du pays. Le rapatriement a doté le Canada d'une formule d'amendement bien à lui, ce qui a achevé son indépendance juridique.

La Loi constitutionnelle de 1982 a été proclamée par la reine Élisabeth II à Ottawa le 17 avril 1982, en présence du premier ministre Pierre Elliott Trudeau. Le Canada était déjà pleinement souverain depuis le Statut de Westminster de 1931, mais la modification de sa Constitution passait encore par Londres. Après 1982, ce détour n'était plus nécessaire.

Le texte de 1982 a aussi ajouté la Charte canadienne des droits et libertés, qui protège les libertés fondamentales, les droits démocratiques, la liberté de circulation, les garanties juridiques, les droits à l'égalité et les droits linguistiques. La même loi reconnaît et confirme les droits existants, ancestraux ou issus de traités, des peuples autochtones du Canada. Le détail de ces protections est expliqué dans notre guide sur les droits garantis par la Charte.

Le gouvernement du Québec de l'époque n'a pas donné son accord au texte de 1982, même si celui-ci s'applique dans toute la province. Deux tentatives de compromis ont suivi : l'accord du lac Meech, conclu en 1987 mais devenu caduc en 1990 faute d'être ratifié par toutes les provinces, puis l'accord de Charlottetown, rejeté lors d'un référendum national en 1992. L'examen ne vous demandera pas de juger ces épisodes, seulement d'en connaître l'existence et les dates.

Le Nunavut, les excuses officielles et la réconciliation

Le Nunavut a été créé le 1er avril 1999 à partir de la partie est des Territoires du Nord-Ouest, dont l'île de Baffin. Sa capitale est Iqaluit, son nom signifie « notre terre » en inuktitut, et sa population est majoritairement inuite. Le territoire est issu d'un accord sur les revendications territoriales conclu en 1993, le plus vaste de l'histoire canadienne.

La même période a vu le Canada regarder en face un chapitre douloureux de son histoire. Du XIXe siècle jusque dans les années 1980, le gouvernement fédéral a placé de nombreux enfants autochtones dans des pensionnats, loin de leur famille, pour les assimiler à la culture majoritaire. Beaucoup y ont subi des mauvais traitements et y ont perdu leur langue. En 2008, le gouvernement du Canada a présenté des excuses officielles aux anciens élèves à la Chambre des communes.

La Commission de vérité et réconciliation a travaillé de 2008 à 2015. Elle a recueilli les témoignages de milliers de survivants et publié un rapport final en décembre 2015, accompagné de 94 appels à l'action adressés aux gouvernements, aux écoles, aux Églises et aux institutions. Depuis 2021, le 30 septembre est la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, un jour férié fédéral.

Pour l'examen, retenez trois éléments : la création du Nunavut en 1999, l'existence des pensionnats et les excuses de 2008, et le rôle de la Commission de vérité et réconciliation. Les trois groupes de peuples autochtones reconnus par la Constitution, les Premières Nations, les Métis et les Inuits, sont présentés en détail dans notre article sur les peuples autochtones du Canada.

Le Canada d'aujourd'hui : immigration et diversité

Le Canada est aujourd'hui l'un des pays les plus divers du monde : selon le Recensement de 2021 de Statistique Canada, environ une personne sur quatre vivant au pays est née à l'étranger, la proportion la plus élevée depuis la Confédération. Le guide officiel décrit d'ailleurs le Canada comme une terre d'immigration.

Les origines des nouveaux arrivants ont beaucoup changé depuis 1945. L'immigration venait surtout d'Europe dans les années d'après-guerre ; elle provient aujourd'hui de toutes les régions du monde, en particulier d'Asie. Les grandes régions métropolitaines de Toronto, Montréal et Vancouver accueillent une part importante de ces arrivées, mais les Prairies et les provinces de l'Atlantique attirent elles aussi de plus en plus de nouveaux résidents.

Cette diversité s'inscrit dans un cadre commun, et c'est ce cadre que l'examen évalue. Les deux langues officielles restent le français et l'anglais. La loi s'applique à tous de la même façon. Les nouveaux citoyens sont invités à apprendre l'une des deux langues officielles, à respecter les lois, à voter et à participer à la vie de leur communauté. La diversité culturelle et l'égalité devant la loi sont présentées comme deux faces d'une même identité.

Sur le plan économique, le Canada moderne repose surtout sur les services, qui emploient la majorité de la population active, ainsi que sur les ressources naturelles, la fabrication et la technologie. Les États-Unis sont de loin son principal partenaire commercial. Le pays est membre du G7, du Commonwealth, de la Francophonie et des Nations Unies.

Ce que le test demande sur le Canada moderne

Les questions sur le Canada moderne portent presque toujours sur une date, un nom ou une définition, jamais sur une opinion. Entraînez-vous avec les questions ci-dessous : elles reprennent la formulation habituelle de l'examen.

  • En quelle année le drapeau à la feuille d'érable a-t-il été hissé pour la première fois ? En 1965, le 15 février.
  • Qu'appelle-t-on la Révolution tranquille ? La période de changements rapides qu'a connue le Québec dans les années 1960.
  • Combien de référendums le Québec a-t-il tenus sur son avenir, et quel en a été le résultat ? Deux, en 1980 et en 1995 ; les deux fois, la majorité a voté pour rester dans le Canada.
  • Qu'est-ce qui a été ajouté à la Constitution en 1982 ? La Charte canadienne des droits et libertés.
  • Quelle loi a été adoptée en 1969 pour le français et l'anglais ? La Loi sur les langues officielles.
  • En quelle année le Canada a-t-il adopté le multiculturalisme comme politique officielle ? En 1971 ; la Loi sur le multiculturalisme canadien a suivi en 1988.
  • Quel territoire a été créé en 1999 ? Le Nunavut, dont la capitale est Iqaluit.
  • Dans quelle province les soins de santé publics ont-ils vu le jour, et sous quel premier ministre provincial ? En Saskatchewan, sous Tommy Douglas.
  • Qu'a reconnu la Chambre des communes en 2006 ? Que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni.

Si vous hésitez sur trois de ces réponses ou plus, reprenez la liste de dates du début de l'article avant de passer à autre chose. Les questions de ce chapitre sont faciles à gagner : les réponses sont courtes et ne changent pas. Testez-vous ensuite avec un examen blanc chronométré, puis laissez la révision intelligente vous ramener sur les dates que vous oubliez.

À retenir

Le Canada moderne se résume à une suite d'étapes datées : les programmes sociaux de l'après-guerre, le drapeau de 1965, le centenaire de 1967, la Révolution tranquille et la Loi sur les langues officielles de 1969, le multiculturalisme de 1971 et 1988, les référendums de 1980 et 1995, le rapatriement de la Constitution en 1982, le Nunavut en 1999 et la réconciliation avec les peuples autochtones. Maîtrisez ces repères et ce chapitre ne vous coûtera plus de points.

La suite logique est de relier ce chapitre aux précédents, de la Confédération de 1867 aux deux guerres mondiales, puis de vous entraîner sur des questions mélangées. Le guide Le Canada en bref rassemble tous les thèmes de l'examen au même endroit, et les quiz par chapitre vous permettent de vérifier chapitre par chapitre où vous en êtes.

Questions fréquentes

Quand le Canada a-t-il adopté le multiculturalisme comme politique officielle ?

Le Canada a adopté le multiculturalisme comme politique officielle en 1971, devenant le premier pays au monde à le faire. Cette politique reconnaissait la diversité culturelle comme une composante de l'identité canadienne et promettait un soutien aux communautés qui souhaitaient préserver leur héritage. Le principe a ensuite été inscrit dans la Loi sur le multiculturalisme canadien, adoptée en 1988, qui en a fait une obligation permanente du gouvernement fédéral.

Que s'est-il passé lors du référendum québécois de 1995 ?

Le 30 octobre 1995, les Québécois ont voté lors d'un second référendum sur la souveraineté. Le camp du non l'a emporté, mais l'écart entre les deux camps a été extrêmement mince, ce qui en fait l'un des scrutins les plus serrés de l'histoire canadienne. Le Québec est donc resté dans le Canada, comme lors du premier référendum de 1980. En 2006, la Chambre des communes a reconnu que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni.

Qu'est-ce qui a été rapatrié au Canada en 1982 ?

En 1982, le Canada a rapatrié sa Constitution : le Parlement britannique a cessé d'être nécessaire pour la modifier, et le pays s'est doté de sa propre formule d'amendement. La Loi constitutionnelle de 1982 a aussi ajouté la Charte canadienne des droits et libertés, qui protège les libertés fondamentales, les droits démocratiques, les droits linguistiques et les droits des peuples autochtones. La reine Élisabeth II a proclamé le texte à Ottawa le 17 avril 1982.

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