Le Canada en bref · 18 min de lecture · Par Julien Durand

La bataille de la crête de Vimy expliquée (9 avril 1917)

La bataille de la crête de Vimy, du 9 au 12 avril 1917 : contexte, préparation, pertes, mémorial et questions d'examen sur cette date clé.

Les deux pylônes de pierre blanche du Mémorial national du Canada à Vimy se dressant au-dessus d'un plateau herbeux

La bataille de la crête de Vimy s'est déroulée du 9 au 12 avril 1917, dans le nord de la France, et c'est l'épisode militaire le plus souvent demandé à l'examen de citoyenneté. La date à retenir est simple : le 9 avril 1917, jour où l'attaque a commencé. Elle revient dans les questions d'histoire au même titre que 1867 pour la Confédération. Pour situer Vimy dans l'ensemble du chapitre Découvrir le Canada, voyez le guide Le Canada en bref.

Ce qui rend cette bataille mémorable tient en deux faits. D'abord, les quatre divisions du Corps canadien ont combattu ensemble pour la première fois. Ensuite, elles ont enlevé une crête que les armées française et britannique n'avaient pas réussi à conserver depuis 1914. Le succès a été rapide, mais le prix a été lourd : plus de 10 600 pertes canadiennes en quatre jours, selon Anciens Combattants Canada.

Cet article reprend le contexte de la Première Guerre mondiale, la préparation du Corps canadien, le déroulement jour par jour, les hommes qui ont commandé, le monument qui domine aujourd'hui la crête et la façon dont l'examen aborde le sujet. Si vous révisez l'ensemble des conflits, commencez plutôt par l'histoire militaire canadienne pour l'examen, qui va de la Première Guerre à la Corée.

L'essentiel sur Vimy en une minute

Sept repères suffisent pour répondre à presque toutes les questions d'examen portant sur Vimy. Le reste de l'article explique d'où viennent ces faits et pourquoi ils comptent.

  • Date : du 9 au 12 avril 1917, l'assaut partant le lundi de Pâques 9 avril à 5 h 30.
  • Lieu : la crête de Vimy, dans le nord de la France, près d'Arras, face à la plaine de Douai.
  • Qui : le Corps canadien, près de 100 000 hommes, avec ses quatre divisions engagées côte à côte pour la première fois.
  • Commandement : le lieutenant-général britannique Julian Byng, avec le major-général canadien Arthur Currie à la tête de la 1re division.
  • Résultat : la crête est prise en quatre jours, là où les offensives précédentes avaient échoué.
  • Coût : plus de 10 600 pertes canadiennes, dont près de 3 600 morts, selon Anciens Combattants Canada.
  • Mémoire : le 9 avril est le jour de Vimy, et le Mémorial national du Canada à Vimy se dresse sur la crête depuis 1936.

Ces repères se recoupent avec d'autres dates du programme, et c'est là que beaucoup de candidats trébuchent. Si vous mélangez souvent les années, la méthode expliquée dans mémoriser les dates clés aide à les remettre dans l'ordre sans les apprendre une par une.

Pourquoi la crête de Vimy comptait en 1917

La crête de Vimy comptait parce qu'elle dominait toute la plaine de Douai : celui qui la tenait voyait à des kilomètres et pouvait diriger son artillerie sur tout ce qui bougeait en contrebas. Longue d'environ sept kilomètres, elle culmine à la cote 145, un point qui donne son nom à la partie la plus disputée du champ de bataille.

L'armée allemande occupait la crête depuis l'automne 1914 et avait eu deux ans et demi pour la transformer en forteresse. Trois lignes successives de tranchées, des abris creusés profondément dans la craie, des réseaux de barbelés et des nids de mitrailleuses installés en enfilade attendaient tout attaquant. Le terrain lui-même favorisait la défense, puisqu'il fallait monter la pente à découvert.

L'attaque canadienne ne s'est pas jouée seule. Elle formait l'aile nord de la bataille d'Arras, une offensive britannique lancée le 9 avril 1917 pour attirer les réserves allemandes avant une grande attaque française sur le Chemin des Dames, une semaine plus tard. Prendre Vimy protégeait le flanc gauche de toute cette opération. Sans la crête, l'artillerie allemande aurait continué à observer et à frapper les positions alliées à loisir.

Pourquoi les Français et les Britanniques avaient échoué avant

Avant les Canadiens, les Français avaient lancé plusieurs offensives sur la crête en 1915 sans jamais pouvoir la conserver, au prix de pertes considérables, de l'ordre de 150 000 tués et blessés selon les chiffres généralement cités. Ce précédent explique l'importance qu'a prise la victoire de 1917.

Les assauts de 1915 se heurtaient toujours au même problème. L'infanterie montait la pente à découvert, l'artillerie manquait d'obus et de précision, les barbelés restaient intacts, et les rares gains étaient repris par des contre-attaques allemandes lancées depuis l'autre versant. Sous la crête, les deux camps se livraient en plus une guerre de mines, creusant des galeries pour faire sauter les positions adverses.

Les troupes britanniques ont relevé les Français dans le secteur en 1916, puis le Corps canadien s'y est installé en octobre 1916, au sortir de la bataille de la Somme. Les Canadiens ont donc passé l'hiver 1916 et 1917 face à cette crête, à l'observer, à la cartographier et à préparer une attaque prévue pour le printemps. Cette longue familiarité avec le terrain a compté autant que les renforts.

Comment le Corps canadien a préparé l'attaque

La préparation explique le résultat : pendant des mois, le Corps canadien a relevé le terrain, réduit au silence l'artillerie allemande, creusé des tunnels et fait répéter chaque soldat jusqu'à ce qu'il connaisse son objectif par cœur. Rien n'a été laissé à l'improvisation le jour de l'assaut.

  • Reconnaissance aérienne et raids de tranchée répétés pour relever chaque tranchée, chaque abri et chaque nid de mitrailleuse.
  • Repérage par le son et par les lueurs de départ pour localiser les canons allemands, un travail de contre-batterie mené par le lieutenant-colonel Andrew McNaughton.
  • Un réseau de tunnels et de galeries souterraines permettant d'amener les hommes à l'abri jusqu'à la ligne de départ, avec eau, électricité et postes de secours.
  • Plus d'un million d'obus tirés dans les semaines précédant l'attaque, un bombardement que les défenseurs allemands ont surnommé la semaine de souffrance.
  • Un barrage roulant minuté à la minute, derrière lequel l'infanterie avançait par bonds courts et réguliers.
  • Des tracés grandeur nature du champ de bataille, derrière les lignes, où les bataillons ont répété leur progression jusqu'à l'automatisme.
  • Des cartes distribuées jusqu'aux sections, pour que chaque petit groupe sache quoi faire si ses chefs tombaient.

Deux innovations techniques ont pesé lourd. Un nouveau type de fusée d'obus faisait exploser la charge au contact des barbelés au lieu de creuser un cratère, ce qui ouvrait enfin des passages nets dans les réseaux. Et le travail de contre-batterie a permis de repérer puis de détruire une grande partie de l'artillerie allemande avant même le début de l'assaut, si bien que le tir de réplique a été bien plus faible qu'attendu.

L'autre nouveauté était humaine. Les pelotons ont été réorganisés pour combiner fusiliers, grenadiers, lanceurs de grenades à fusil et servants de fusil-mitrailleur, de façon à pouvoir contourner et réduire seuls un point de résistance. Chaque soldat recevait un objectif précis et une heure de passage. Cette responsabilité descendue au plus bas de la hiérarchie était rare en 1917, et elle a permis à l'attaque de continuer même là où les officiers avaient été tués.

Quatre divisions, un seul Corps canadien

Le 9 avril 1917 est la première fois que les quatre divisions du Corps canadien attaquent ensemble, sur le même front, au même moment. C'est ce détail d'organisation, plus que la taille de l'opération, qui a marqué la mémoire du pays.

Près de 100 000 Canadiens se trouvaient dans le secteur, venus de toutes les provinces. On y comptait des bataillons de langue française, dont le 22e bataillon, ancêtre du Royal 22e Régiment, des soldats autochtones, des fils d'agriculteurs des Prairies, des ouvriers des villes de l'Est et un grand nombre d'immigrants récents nés en Grande-Bretagne. Cette diversité fait partie de l'histoire de la bataille autant que le plan d'attaque.

Il faut cependant garder la mesure exacte des choses. Le Corps canadien relevait de la Première Armée britannique, commandée par le général Henry Horne, et des unités britanniques ont combattu à ses côtés, notamment une brigade d'infanterie rattachée à la 2e division canadienne. L'artillerie britannique a fourni une part importante des canons. Vimy fut une victoire canadienne, mais elle s'inscrivait dans un dispositif allié plus vaste.

Le déroulement de la bataille, du 9 au 12 avril 1917

L'attaque part à 5 h 30 le lundi de Pâques 9 avril 1917, sous la neige fondue poussée par le vent, et la plus grande partie de la crête tombe dans la journée. Les hommes sortent des tunnels et des tranchées de départ au moment exact où le barrage roulant se met en marche.

Les 1re, 2e et 3e divisions atteignent leurs objectifs au cours de la matinée et du début de l'après-midi, en suivant le rideau d'obus qui avance devant elles. La 4e division, chargée du secteur le plus difficile, se heurte à la cote 145, le point culminant, où une position allemande restée intacte balaie la pente de ses mitrailleuses. Le sommet n'est enlevé que le lendemain, le 10 avril.

Le dernier bastion allemand, un promontoire situé à l'extrémité nord de la crête, tombe le 12 avril. L'armée allemande se replie alors de plusieurs kilomètres dans la plaine. Le Corps canadien fait environ 4 000 prisonniers et capture des canons et du matériel. En quatre jours, une position tenue depuis deux ans et demi a changé de mains.

La suite est plus nuancée, et l'examen ne la demande pas. La bataille d'Arras, dont Vimy formait l'aile nord, s'est enlisée dans les semaines suivantes, et l'offensive française du Chemin des Dames a été un échec coûteux. Vimy est restée le succès net d'un printemps décevant, ce qui explique en partie l'écho qu'elle a eu dans la presse alliée.

Qui commandait le Corps canadien à Vimy

Le Corps canadien était commandé par le lieutenant-général britannique Sir Julian Byng, et le major-général canadien Arthur Currie, à la tête de la 1re division, a joué un rôle central dans la préparation. Retenez ces deux noms : ils reviennent souvent dans les questions d'histoire militaire.

Byng dirigeait le Corps depuis 1916. Il laissait beaucoup d'initiative à ses subordonnés, exigeait des répétitions jusqu'à ce que chaque bataillon connaisse son rôle, et écoutait les officiers canadiens. Ses hommes se surnommaient eux-mêmes les Byng Boys. Il deviendra plus tard gouverneur général du Canada, de 1921 à 1926, sous le titre de baron Byng de Vimy, un poste que décrit notre article sur le rôle du gouverneur général.

Currie, ancien courtier en immobilier de Colombie-Britannique devenu soldat, avait étudié les rapports français tirés de Verdun et défendait des principes précis : reconnaissance minutieuse, objectifs limités, artillerie employée avec rigueur plutôt qu'en masse. En juin 1917, deux mois après Vimy, il succède à Byng et devient le premier Canadien à commander le Corps canadien. Il le conduira ensuite à la cote 70, à Passchendaele et pendant les Cent Jours de 1918.

Le prix de la crête : pertes et Croix de Victoria

La prise de la crête a coûté au Canada plus de 10 600 pertes en quatre jours, dont près de 3 600 morts, selon Anciens Combattants Canada. Le guide officiel Découvrir le Canada retient le chiffre arrondi de 10 000 tués ou blessés, ce qui correspond au même ordre de grandeur.

Ces chiffres méritent d'être replacés dans le contexte de la guerre. Environ 620 000 Canadiens et Terre-Neuviens ont servi entre 1914 et 1918, et quelque 60 000 ne sont pas revenus, pour un pays qui comptait alors moins de huit millions d'habitants. Presque chaque ville et chaque village du pays a perdu des hommes, ce que rappellent les monuments aux morts encore présents dans les centres-villes.

Quatre Croix de Victoria, la plus haute distinction pour bravoure de l'Empire britannique, ont été décernées pour des actions menées sur la crête : au soldat William Milne, au sergent Ellis Sifton, au capitaine Thain MacDowell et au soldat John Pattison. Milne et Sifton ont été tués le jour même de leur action, et Pattison est mort deux mois plus tard. Ces quatre citations disent bien la nature du combat : des hommes qui s'élancent seuls ou à quelques-uns contre des mitrailleuses.

Pourquoi Vimy est devenu un symbole de l'identité canadienne

Vimy est devenu un symbole parce que le pays y a vu la preuve que des Canadiens, planifiant, s'entraînant et combattant comme un tout, pouvaient réussir là où de plus grandes armées avaient échoué. L'idée d'un pays qui cesse d'être une colonie pour devenir une nation est née de cette lecture.

La guerre a effectivement changé la place du Canada dans le monde. Le Corps canadien s'est bâti une réputation de troupes de choc de l'Empire britannique, réputation que Vimy a scellée. En 1919, le Canada a signé le traité de Versailles en son propre nom et a obtenu un siège à la Société des Nations, une reconnaissance internationale qu'il n'avait pas avant 1914.

Le guide officiel Découvrir le Canada résume cette lecture en deux phrases : certains historiens estiment que le Canada est devenu une nation lors de cette bataille, et le 9 avril est célébré comme le jour de Vimy. Depuis 2003, une loi fédérale fait du 9 avril une journée nationale de commémoration ; le drapeau de la tour de la Paix, à Ottawa, est mis en berne ce jour-là.

Ce que les historiens disent de la légende de Vimy

Les historiens ne contestent pas la victoire ; ils discutent l'idée que la nation canadienne serait née ce jour précis. Connaître ce débat ne change pas la réponse attendue à l'examen, mais il rend le sujet plus intéressant et plus facile à retenir.

Trois arguments reviennent. D'abord, la formule de la naissance d'une nation s'est imposée peu à peu après la guerre, portée par les vétérans, les cérémonies et surtout par l'inauguration du mémorial en 1936, plutôt que par les journaux d'avril 1917. Ensuite, les opérations canadiennes suivantes, à la cote 70, à Passchendaele, à Amiens et pendant les Cent Jours, furent souvent plus vastes et plus décisives sur le plan militaire.

Enfin, le pays n'était pas uni en 1917. La crise de la conscription a opposé cette même année une grande partie du Canada français à la majorité anglophone, et l'élection de décembre 1917 fut l'une des plus amères de l'histoire du pays. Des questions comparables sur l'identité et sur ce qui rassemble les Canadiens reviennent plus tard, comme le montre notre article sur le Canada moderne.

Le Mémorial national du Canada à Vimy

Le monument blanc qui domine aujourd'hui la crête est le Mémorial national du Canada à Vimy, conçu par le sculpteur Walter Allward et inauguré le 26 juillet 1936. Il s'élève sur la cote 145, exactement là où la 4e division s'était heurtée à la résistance la plus dure.

Allward, sculpteur torontois, a remporté en 1921 un concours réunissant plus de 150 projets. La construction a duré une dizaine d'années, avec une pierre calcaire pâle venue d'une carrière de la côte adriatique. Deux hauts pylônes, représentant le Canada et la France, encadrent une vingtaine de figures sculptées. La plus connue, une femme drapée qui baisse la tête, incarne le Canada en deuil de ses fils.

Sur les murs du mémorial sont gravés les noms de 11 285 Canadiens tombés en France et dont la tombe n'a jamais été retrouvée. L'inauguration de 1936 par le roi Édouard VIII a réuni des milliers de vétérans et de familles venus du Canada par bateau pour ce que l'on a appelé le pèlerinage de Vimy. Le monument a été restauré puis réinauguré en 2007, en présence de la reine Elizabeth II.

Le site lui-même appartient à l'histoire du lieu. En 1922, la France a cédé au Canada l'usage libre et perpétuel d'une centaine d'hectares sur la crête, en reconnaissance du sacrifice canadien. On y voit encore des tranchées conservées, des entonnoirs de mines et des zones interdites où paissent des moutons, car des munitions non explosées y demeurent. Des étudiants canadiens y guident les visiteurs toute l'année.

Ce que le test demande sur Vimy

Les questions d'examen portant sur Vimy tournent presque toujours autour de quatre éléments : la date, le lieu, l'unité engagée et la signification de la bataille. Aucune ne demande de détails tactiques ni de chiffres précis de pertes.

Entraînez-vous avec les questions ci-dessous, formulées comme celles que vous rencontrerez le jour du test. Répondez d'abord de mémoire, puis vérifiez.

  • Quand la bataille de la crête de Vimy a-t-elle eu lieu ? Du 9 au 12 avril 1917 ; l'attaque a commencé le 9 avril 1917.
  • Où se trouve la crête de Vimy ? Dans le nord de la France, près d'Arras.
  • Quelle armée a pris la crête de Vimy ? Le Corps canadien, avec ses quatre divisions réunies pour la première fois.
  • Pourquoi cette bataille est-elle importante pour le Canada ? Parce que les Canadiens ont réussi là où d'autres avaient échoué, et que beaucoup y voient le moment où le Canada s'est affirmé comme une nation.
  • Qui commandait le Corps canadien à Vimy ? Le lieutenant-général Julian Byng, avec Arthur Currie à la tête de la 1re division.
  • Qu'est-ce que le jour de Vimy ? Le 9 avril, journée de commémoration de la bataille au Canada.
  • Qu'y a-t-il aujourd'hui sur la crête ? Le Mémorial national du Canada à Vimy, sur un terrain cédé au Canada par la France.

L'erreur la plus fréquente consiste à confondre Vimy avec le débarquement de Normandie. Vimy, c'est 1917 et la Première Guerre mondiale ; la plage Juno, c'est le 6 juin 1944 et la Seconde Guerre mondiale. Si les deux se mélangent dans votre tête, relisez le jour J et la plage Juno juste après cet article pour bien séparer les deux conflits.

Comment réviser Vimy pour le jour de l'examen

Retenez trois choses et vous répondrez juste : le 9 avril 1917, la crête de Vimy dans le nord de la France, et les quatre divisions canadiennes engagées ensemble pour la première fois. Le reste, monument compris, vient s'accrocher naturellement à ces trois points.

La révision fonctionne mieux en alternant lecture et pratique. Travaillez le chapitre d'histoire avec les quiz par chapitre, mesurez-vous ensuite en conditions réelles grâce aux examens blancs chronométrés, puis laissez la révision intelligente vous ramener les dates que vous avez ratées. Les questions d'histoire de l'examen rassemblent les autres événements du programme.

Une dernière remarque de fond. Vimy se retient mieux quand on comprend qu'il ne s'agit pas seulement d'une victoire, mais d'un lieu de mémoire que le Canada entretient encore aujourd'hui en France. Pour replacer cette bataille parmi les autres repères du chapitre, revenez au guide Le Canada en bref, puis poursuivez avec l'histoire militaire canadienne.

Questions fréquentes

Pourquoi la bataille de la crête de Vimy est-elle importante pour le Canada ?

Parce que les quatre divisions du Corps canadien y ont combattu ensemble pour la première fois et ont enlevé en quatre jours une position que les armées française et britannique n'avaient pas réussi à prendre depuis 1914. La victoire a valu aux Canadiens une réputation de troupes de choc et a nourri l'idée que le pays s'affirmait comme une nation. Elle a coûté plus de 10 600 pertes canadiennes, dont près de 3 600 morts, selon Anciens Combattants Canada.

Quand la bataille de la crête de Vimy a-t-elle eu lieu ?

Du 9 au 12 avril 1917. L'assaut a commencé à 5 h 30 le lundi de Pâques, le 9 avril, sous la neige fondue, dans le nord de la France, près d'Arras. La plus grande partie de la crête est tombée dès le premier jour, la cote 145 le lendemain, et le dernier point d'appui allemand le 12 avril. Pour l'examen de citoyenneté, la date à retenir reste le 9 avril 1917.

Qu'est-ce qui a fait de Vimy un moment fondateur de l'identité canadienne ?

Le fait qu'une force canadienne planifiée, entraînée et commandée comme un tout ait réussi là où de plus grandes armées avaient échoué. Après la guerre, le Canada a signé le traité de Versailles en son propre nom et a siégé à la Société des Nations. Le Mémorial national du Canada à Vimy, inauguré en 1936 sur un terrain cédé par la France, a fixé ce souvenir dans la pierre. Des historiens rappellent toutefois que cette lecture s'est construite au fil des décennies.

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