Le Canada en bref · 16 min de lecture · Par Julien Durand

Histoire militaire canadienne pour l'examen de citoyenneté : de la Première Guerre à la Corée

L'histoire militaire du Canada pour l'examen : 1812, Vimy, Dieppe, le jour J, la Corée, le maintien de la paix et le sens du coquelicot.

Coquelicots rouges devant un monument commémoratif de pierre par temps gris

L'histoire militaire revient à presque tous les examens de citoyenneté : la guerre de 1812, la crête de Vimy en avril 1917, le jour J le 6 juin 1944, la guerre de Corée, le maintien de la paix et le jour du Souvenir le 11 novembre. Le guide officiel « Découvrir le Canada » consacre plusieurs pages à ces épisodes, parce qu'ils expliquent comment le pays a défendu son territoire, ce qu'il a apporté ailleurs dans le monde et pourquoi tant de gens portent un coquelicot chaque automne.

Cet article suit l'ordre chronologique, de la défense du territoire en 1812 jusqu'aux Forces armées canadiennes d'aujourd'hui. Il retient surtout ce qui est réellement testable : des dates, des noms, des lieux et quelques chiffres publiés par Anciens Combattants Canada. Pour situer ce chapitre dans l'ensemble du programme, gardez à portée de main le guide Le Canada en bref, qui couvre l'histoire, le gouvernement, les symboles et les droits.

Deux épisodes reviennent si souvent qu'ils ont chacun leur article détaillé : la bataille de la crête de Vimy et le jour J à la plage Juno. Ils sont résumés ici à l'essentiel, avec un renvoi vers le texte complet quand vous voudrez aller plus loin. Le ton reste factuel : il s'agit de comprendre et de se souvenir, pas de juger.

Pourquoi l'histoire militaire pèse autant dans l'examen

Les questions militaires sont fréquentes parce qu'elles combinent des faits précis et une part importante de l'identité canadienne. Une date, un lieu, un nom : la réponse est vérifiable, ce qui en fait un excellent matériau pour un questionnaire à choix multiples.

Ces événements servent aussi de fil conducteur à d'autres chapitres. La guerre de 1812 explique la frontière avec les États-Unis. La Première Guerre mondiale explique la place du Canada dans le monde et le statut d'indépendance obtenu ensuite. La Seconde Guerre mondiale explique la croissance industrielle du pays et l'arrivée de nouveaux immigrants. Le maintien de la paix explique une bonne partie de la réputation diplomatique du Canada. Réviser cette matière, c'est donc réviser plusieurs sections à la fois.

1812 : défendre le territoire

La guerre de 1812 opposait les États-Unis à la Grande-Bretagne, et une grande partie des combats a eu lieu sur le territoire de l'actuel Canada. Les armées américaines ont envahi à plusieurs reprises entre 1812 et 1814 ; elles ont été repoussées par des soldats britanniques, des volontaires canadiens et des alliés des Premières Nations.

Trois noms reviennent presque systématiquement. Le major-général sir Isaac Brock a obtenu la reddition de la garnison américaine de Détroit à l'été 1812, avant de mourir au combat à Queenston Heights en octobre de la même année. Tecumseh, chef shawnee, a bâti une alliance autochtone décisive dans ces premières victoires et a été tué en 1813. Laura Secord a parcouru une longue distance à travers bois en 1813 pour prévenir les soldats britanniques d'une attaque imminente.

Le résultat compte autant que les batailles : les États-Unis n'ont pas conquis le Canada, et la frontière qui s'est fixée ensuite est devenue l'une des plus longues frontières pacifiques du monde. Le détail des campagnes se trouve dans notre article sur la guerre de 1812.

Des rébellions à la Confédération : une défense qui s'organise

Entre 1837 et 1867, le Canada n'avait pas encore d'armée nationale, mais les crises de cette période ont poussé les colonies à se donner des institutions communes. Les rébellions de 1837 et 1838, dans le Haut-Canada et le Bas-Canada, réclamaient un gouvernement responsable devant les électeurs plutôt que devant Londres. Elles ont échoué militairement, mais leur cause a fini par l'emporter : le gouvernement responsable est accordé en 1848.

Dans les années 1860, des raids menés depuis les États-Unis par les Fenians, un groupe irlandais nationaliste, ont rappelé aux colonies leur vulnérabilité. Cette menace, combinée à des arguments économiques et ferroviaires, a nourri le mouvement qui a mené à la Confédération du 1er juillet 1867. La défense reposait alors sur une milice de volontaires, encadrée par des troupes britanniques qui ont progressivement quitté le pays. En 1885, la Résistance du Nord-Ouest, menée par Louis Riel et les Métis, a été réprimée par des troupes acheminées par le nouveau chemin de fer, un épisode encore débattu aujourd'hui.

La guerre des Boers : le premier engagement outre-mer

La guerre d'Afrique du Sud, aussi appelée guerre des Boers, de 1899 à 1902, marque la première fois que des Canadiens combattent en grand nombre à l'étranger. Plus de 7 000 volontaires canadiens s'y sont engagés et plus de 260 y ont perdu la vie, la plupart de maladie autant que de blessures.

Cet engagement a divisé le pays. Beaucoup de Canadiens anglophones y voyaient un devoir envers l'Empire britannique ; beaucoup de Canadiens francophones estimaient que le conflit ne concernait pas le Canada. Le premier ministre sir Wilfrid Laurier a choisi un compromis : envoyer des volontaires plutôt que des conscrits. Pour l'examen, retenez la période et l'idée principale : c'est le premier conflit outre-mer du Canada, et il annonce les débats qui reviendront lors des deux guerres mondiales.

La Première Guerre mondiale, 1914-1918

Plus de 600 000 Canadiens ont servi durant la Première Guerre mondiale, dans un pays qui comptait alors environ huit millions d'habitants, et plus de 60 000 y sont morts. Environ 170 000 autres ont été blessés. Ces proportions, énormes pour une population aussi petite, expliquent la place que cette guerre occupe encore dans la mémoire du pays.

Le Corps canadien s'est fait connaître dès avril 1915 à la deuxième bataille d'Ypres, où ses soldats ont tenu la ligne lors de la première grande attaque au gaz de chlore. Le 1er juillet 1916, à Beaumont-Hamel, le Newfoundland Regiment a été presque anéanti en une matinée ; Terre-Neuve était alors une colonie distincte et ne se joindra au Canada qu'en 1949.

Le 9 avril 1917, à la crête de Vimy, les quatre divisions canadiennes ont attaqué ensemble pour la première fois et ont pris une position que d'autres armées n'avaient pas réussi à enlever. La victoire a coûté plus de 10 000 pertes, dont près de 3 600 morts. Beaucoup y voient un moment de naissance nationale, et le 9 avril est aujourd'hui le jour de la bataille de la crête de Vimy. Les détails de la préparation et de l'assaut sont expliqués dans notre article Vimy expliquée pas à pas.

À l'automne 1917, sous les ordres du général sir Arthur Currie, premier Canadien à commander le Corps canadien, les troupes ont pris le village de Passchendaele dans la boue des Flandres, au prix d'environ 16 000 pertes. Le poème « Au champ d'honneur », écrit en 1915 par le médecin militaire John McCrae, né à Guelph en Ontario, est né de cette guerre ; McCrae est mort en France en janvier 1918. Sur le plan intérieur, la crise de la conscription de 1917 a profondément divisé le pays, et c'est aussi durant ce conflit que les premières Canadiennes ont obtenu le droit de vote fédéral.

L'entre-deux-guerres : un pays plus indépendant

Entre 1918 et 1939, le Canada réduit fortement ses forces armées mais gagne en autonomie diplomatique. Le pays signe le traité de Versailles en son propre nom en 1919 et siège à la Société des Nations, ce qui aurait été impensable une génération plus tôt.

Le Statut de Westminster, en 1931, reconnaît que le Canada et les autres dominions ne sont plus soumis aux lois britanniques et peuvent conduire leur politique étrangère. La Grande Dépression, à partir de 1929, laisse ensuite peu de moyens à la défense : en 1939, l'armée de terre permanente ne compte que quelques milliers de soldats, la marine une poignée de navires et l'aviation un nombre limité d'appareils modernes. Tout sera reconstruit en quelques années.

La Seconde Guerre mondiale, 1939-1945

Le Canada a déclaré la guerre à l'Allemagne le 10 septembre 1939, une semaine après la Grande-Bretagne, par un vote de son propre Parlement : c'était la première fois que le pays entrait en guerre par décision autonome. Plus d'un million de Canadiens et de Terre-Neuviens ont servi, sur une population d'environ 11 millions et demi. Plus de 44 000 sont morts et environ 54 000 ont été blessés. Plus de 50 000 femmes ont porté l'uniforme, dans les services féminins des trois armes et comme infirmières militaires.

La bataille de l'Atlantique est la plus longue campagne du conflit, de 1939 à 1945. La Marine royale canadienne, partie d'une poignée de navires, a escorté les convois de vivres, de carburant et de munitions vers la Grande-Bretagne et a fini la guerre parmi les plus grandes marines du monde. Plus de 2 000 de ses membres y ont perdu la vie, auxquels s'ajoutent environ 1 600 marins de la marine marchande canadienne. Le Programme d'entraînement aérien du Commonwealth britannique, installé au Canada, y a formé plus de 130 000 aviateurs alliés.

Deux dates dures reviennent souvent. En décembre 1941, près de 2 000 Canadiens envoyés à Hong Kong ont été tués ou faits prisonniers lors de l'attaque japonaise. Le 19 août 1942, le raid de Dieppe a envoyé près de 5 000 Canadiens contre un port fortifié de la côte française : environ 900 ont été tués et près de 2 000 faits prisonniers en une seule journée. Les leçons de Dieppe, notamment sur le renseignement et l'appui naval, ont servi à préparer le débarquement de Normandie.

Le 6 juin 1944, jour J, environ 14 000 soldats canadiens ont débarqué sur la plage Juno, en Normandie ; 359 Canadiens ont été tués ce jour-là. La plage Juno était l'une des cinq plages du débarquement, et le Canada en avait la responsabilité entière. Le récit complet de la journée et de la campagne qui a suivi se trouve dans notre article Le jour J et la plage Juno.

Deux autres campagnes méritent une place dans vos fiches. En Italie, à partir de juillet 1943, environ 93 000 Canadiens ont combattu, notamment à Ortona en décembre 1943, et près de 6 000 y sont morts. À l'automne 1944, la Première Armée canadienne a dégagé l'estuaire de l'Escaut pour ouvrir le port d'Anvers, puis a libéré les Pays-Bas à l'hiver et au printemps 1945, alors que la population néerlandaise souffrait de la famine. Plus de 7 600 Canadiens sont morts dans ces combats. Les Pays-Bas envoient chaque année des tulipes à Ottawa en signe de reconnaissance, et la princesse Margriet y est née en 1943, dans une salle d'hôpital déclarée temporairement extraterritoriale.

La guerre de Corée, 1950-1953

Plus de 26 000 Canadiens ont servi pendant la guerre de Corée, et 516 y ont perdu la vie. Après l'invasion de la Corée du Sud par la Corée du Nord en juin 1950, le Canada a répondu à l'appel des Nations unies et a envoyé des troupes terrestres, des navires et du transport aérien.

L'épisode le plus cité est la bataille de Kapyong, en avril 1951 : un bataillon canadien a tenu une position clé face à une offensive massive, contribuant à protéger la route de Séoul. L'armistice a été signé le 27 juillet 1953, sans traité de paix définitif. Environ 7 000 Canadiens de plus ont servi entre l'armistice et la fin de 1955 pour surveiller le cessez-le-feu. La Corée reste le troisième conflit le plus meurtrier de l'histoire canadienne, après les deux guerres mondiales.

Le maintien de la paix et Lester B. Pearson

Lester B. Pearson a reçu le prix Nobel de la paix en 1957 pour avoir proposé l'envoi d'une force d'urgence des Nations unies pendant la crise de Suez de 1956. Ministre des Affaires étrangères à l'époque, il est devenu premier ministre du Canada de 1963 à 1968, période durant laquelle le pays a adopté son drapeau à la feuille d'érable.

Cette idée de force d'interposition, composée de soldats neutres placés entre deux adversaires, a marqué la politique étrangère canadienne pendant des décennies. Plus de 125 000 Canadiens ont participé à des missions de paix des Nations unies depuis 1948, à Chypre, au Moyen-Orient, en Haïti, en Bosnie et ailleurs. Le monument au maintien de la paix, à Ottawa, leur rend hommage. Le Canada a aussi participé à des opérations de l'OTAN, notamment en Afghanistan de 2001 à 2014, où environ 40 000 militaires canadiens ont servi et où 158 d'entre eux sont morts.

Les Forces armées canadiennes aujourd'hui

Les Forces armées canadiennes comptent trois éléments : la Marine royale canadienne, l'Armée canadienne et l'Aviation royale canadienne. Le service est entièrement volontaire. On dénombre environ 68 000 militaires de la Force régulière et environ 27 000 réservistes, auxquels s'ajoutent les Rangers canadiens, qui assurent une présence dans le Nord et les régions isolées.

Leurs missions sont variées : défendre le territoire et l'espace aérien nord-américain avec les États-Unis au sein du NORAD, participer aux opérations de l'OTAN et des Nations unies, mais aussi porter secours lors d'inondations, de tempêtes de verglas ou de feux de forêt. La Croix de Victoria demeure la plus haute distinction militaire offerte aux Canadiens : 96 Canadiens l'ont reçue au fil de l'histoire. Un citoyen n'a aucune obligation de servir, mais le guide officiel rappelle que la défense du pays fait partie des façons de contribuer à la société.

Le jour du Souvenir et le coquelicot

Le jour du Souvenir est célébré le 11 novembre, à 11 h, en mémoire des Canadiens morts au service du pays. La date rappelle l'armistice de 1918, entré en vigueur à la onzième heure du onzième jour du onzième mois. Deux minutes de silence sont observées, souvent accompagnées de la sonnerie aux morts et de la lecture d'un extrait de poème.

Le coquelicot vient directement du poème de John McCrae, qui décrit ces fleurs rouges poussant entre les croix des cimetières militaires de Flandre. On le porte sur le cœur, du dernier vendredi d'octobre jusqu'au 11 novembre, et la Légion royale canadienne en distribue chaque année des millions au profit des anciens combattants. La cérémonie nationale se tient devant le Monument commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa, où repose la Tombe du Soldat inconnu depuis 2000. Beaucoup de villes tiennent leur propre cérémonie, et la Semaine des anciens combattants se déroule du 5 au 11 novembre.

Questions d'entraînement sur l'histoire militaire

Voici onze questions du même style que celles de l'examen, avec la réponse en gras. Cachez la réponse, formulez la vôtre à voix haute, puis vérifiez.

  • Quel jour l'attaque canadienne a-t-elle commencé à la crête de Vimy ? Le 9 avril 1917.
  • Qui a écrit le poème « Au champ d'honneur » ? John McCrae, médecin militaire né à Guelph, en Ontario, en 1915.
  • Quand souligne-t-on le jour du Souvenir ? Le 11 novembre, avec deux minutes de silence à 11 h.
  • Sur quelle plage les soldats canadiens ont-ils débarqué le 6 juin 1944 ? La plage Juno, en Normandie.
  • Combien de Canadiens ont servi durant la Première Guerre mondiale ? Plus de 600 000, dans un pays d'environ huit millions d'habitants.
  • Quel raid canadien a eu lieu le 19 août 1942 ? Le raid de Dieppe, sur la côte française.
  • Quel Canadien a reçu le prix Nobel de la paix en 1957 ? Lester B. Pearson, plus tard premier ministre.
  • Quels sont les trois éléments des Forces armées canadiennes ? La Marine royale canadienne, l'Armée canadienne et l'Aviation royale canadienne.
  • Quelle est la plus haute distinction militaire offerte aux Canadiens ? La Croix de Victoria, reçue par 96 Canadiens.
  • Comment la guerre de Corée s'est-elle terminée ? Par un armistice signé le 27 juillet 1953.
  • Quel pays les troupes canadiennes ont-elles libéré au printemps 1945 ? Les Pays-Bas.

Si trois réponses ou plus vous échappent, ne relisez pas tout l'article : reprenez seulement les sections concernées, puis refaites la liste le lendemain. C'est le rappel actif, à un jour d'intervalle, qui fixe les dates.

Comment réviser cette matière sans tout mélanger

La méthode la plus fiable consiste à ancrer chaque conflit sur une seule date pivot, puis à y rattacher les noms. 1812 pour la défense du territoire, 1917 pour Vimy, 1942 pour Dieppe, 1944 pour Juno, 1953 pour l'armistice de Corée, 1957 pour le Nobel de Pearson. Six repères suffisent à reconstituer le reste.

Placez ensuite ces repères dans la suite complète des événements grâce à la chronologie de l'histoire du Canada, puis entraînez-vous sur des questions ciblées avec notre sélection de questions d'histoire pour l'examen. Les deux grandes batailles ont leur article dédié : la crête de Vimy et le débarquement de Juno.

Pour l'entraînement actif, alternez les trois outils du site : les examens blancs chronométrés pour les conditions réelles, les quiz par chapitre pour travailler l'histoire seule, et la révision intelligente qui vous remontre les questions ratées au bon moment. Et pour relier ce chapitre au reste du programme, revenez au guide Le Canada en bref.

Questions fréquentes

Le Canada a-t-il participé à la guerre de Corée ?

Oui. De 1950 à 1953, plus de 26 000 Canadiens ont servi en Corée au sein d'une force des Nations unies, et 516 y ont perdu la vie. Les troupes canadiennes se sont notamment distinguées à Kapyong, en avril 1951. Un armistice a été signé le 27 juillet 1953, et des milliers de Canadiens sont restés sur place ensuite. La Corée demeure le troisième conflit le plus meurtrier de l'histoire du pays.

Que symbolise le coquelicot du jour du Souvenir ?

Le coquelicot rappelle les Canadiens morts au service du pays. Il vient du poème « Au champ d'honneur », écrit en 1915 par le médecin militaire John McCrae, qui décrit les coquelicots poussant entre les croix des champs de bataille de Flandre. On le porte sur le cœur dans les jours qui précèdent le 11 novembre, jour du Souvenir, où deux minutes de silence sont observées à 11 h.

Combien de Canadiens ont servi pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Plus d'un million de Canadiens et de Terre-Neuviens ont porté l'uniforme entre 1939 et 1945, dans une population d'environ 11 millions et demi d'habitants. Plus de 44 000 y ont perdu la vie et environ 54 000 ont été blessés. Le Canada a déclaré la guerre à l'Allemagne le 10 septembre 1939, une semaine après la Grande-Bretagne, par un vote de son propre Parlement.

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